Dispositif phare de l’épargne retraite des indépendants, le contrat loi Madelin a longtemps contribué à l’amélioration de la protection sociale des travailleurs non-salariés. Retour sur son fonctionnement...
Comment fonctionne la loi Madelin ?
La loi n° 94-126 du 11 février 1994 relative à l'initiative et à l'entreprise individuelle, dite « loi Madelin », avait pour objectif de pallier les fragilités du statut d’indépendant en matière de couverture sociale.
Par ce texte, le législateur instaure ce qu’il est commun d’appeler les « contrats loi madelin » et notamment : les contrats de retraite complémentaire, les contrats de mutuelle loi Madelin, les contrats de prévoyance santé loi Madelin et les contrats d’assurance perte d’emploi.
Pension retraite, prise en charge des frais de santé, couverture décès et invalidité, protection perte d’emploi… ces contrats sont venus renforcer un statut jugé très peu sécurisant.
Incités à cotiser grâce à d’importants avantages fiscaux, les indépendants ont ainsi bénéficié d’une meilleure protection sociale. Retraite, prévoyance et assurance sont venues protéger ces travailleurs exerçant à leur compte leur activité professionnelle.
Qui est concerné par la loi Madelin ?
Vous l’aurez compris, c’est la catégorie socioprofessionnelle des « travailleurs non-salariés » (TNS) qui est destinée à jouir des avantages du dispositif contrat loi madelin.
Ces contrats s’adressent donc sans distinction :
- aux travailleurs non-salariés relevant des BIC (bénéfices industriels et commerciaux) , tels que les artisans, commerçants et industriels ;
- aux TNS en BNC (bénéfices non commerciaux), comme les professions libérales ;
- aux dirigeants et gérants de sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés (IS) ;
- au conjoint collaborateurs des travailleurs non-salariés.
Ces souscripteurs peuvent ainsi bénéficier d’une protection sociale à laquelle ils n’avaient autrefois pas accès.