Retraite

Épargne retraite : comment se constituer un complément de revenus en 2026

21 octobre 2026

1 min

En bref

  • Selon le COR (juin 2026), un cadre du privé né en 1964 touchera environ 51,9 % de son dernier salaire net à sa retraite, contre 75,2 % pour un non-cadre.
  • Les versements volontaires sur un PER sont déductibles jusqu'à 37 680 € en 2026 (plancher 4 710 €), mais ne le sont plus après 70 ans.
  • Les prélèvements sociaux passent à 18,6 % sur la plupart des produits de placement, alors que l'assurance vie reste à 17,2 %.
  • Pour se constituer environ 117 000 € à 64 ans, l'effort mensuel est d'environ 165 € dès 30 ans, contre 560 € à partir de 50 ans (hypothèse de 3 % par an, non garantie).
  • PER, épargne salariale, assurance vie, PEA, SCPI et immobilier locatif se complètent : aucune solution ne coche toutes les cases.

L'épargne retraite répond à un constat chiffré : pour un cadre, la pension couvrira à peine plus de la moitié du dernier salaire. Plus vous anticipez, plus l'effort mensuel reste modeste. Encore faut-il savoir combien mettre de côté, à quel âge commencer et dans quelle enveloppe placer chaque euro. Plan Épargne Retraite (PER), assurance vie, PEA, SCPI ou immobilier locatif : chaque solution a ses règles de fiscalité, de disponibilité et de risque. Ce guide vous donne une vue d'ensemble, un ordre de grandeur de l'effort à fournir et des repères de stratégie.

Pourquoi se constituer une épargne retraite ?

En France, les cotisations des actifs financent les pensions des retraités. Ce système par répartition verse des pensions qui progressent moins vite que les salaires : une épargne retraite personnelle devient une question de niveau de vie.

Un taux de remplacement en baisse au fil des générations

Le taux de remplacement désigne le rapport entre votre première pension nette et votre dernier salaire net. D'après le rapport annuel 2026 du Conseil d'orientation des retraites, il atteint 75,2 % pour un salarié non-cadre né en 1964, contre 51,9 % pour un cadre du privé parti au même âge.

Le COR projette une baisse de ce taux entre les générations nées dans les années 1950 et celles nées à partir du milieu des années 1970. Plus votre rémunération est élevée, plus l'écart est marqué. Notre guide pour calculer le montant de sa retraite explique comment ces pourcentages se traduisent en euros.

Moins d'actifs pour financer chaque retraité

Le même rapport rappelle qu'on comptait 3,6 personnes de 20 à 64 ans pour une personne de 65 ans et plus en 2009. Ce ratio est tombé à 2,5 en 2025 et descendrait vers 1,62 en 2070 dans le scénario de référence.

Les réformes jouent donc sur l'âge de départ, la durée de cotisation ou la revalorisation des pensions. Votre épargne retraite vous donne une marge de manœuvre, quelles que soient les règles futures.

Des besoins qui ne disparaissent pas à la retraite

Le départ à la retraite ne fait pas baisser toutes les dépenses : loyer, aide aux enfants, santé ou perte d'autonomie peuvent peser lourd. Disposer d'un capital, c'est aussi garder des choix : partir plus tôt, réduire son activité ou aider ses proches.

Mesurer votre futur écart de revenus

Mesurer votre futur écart de revenus

Un conseiller Perlib estime votre baisse de revenus et l'effort d'épargne à prévoir.

Combien épargner pour sa retraite et à quel âge commencer ?

Il n'existe pas de montant universel : l'effort dépend de votre pension estimée, du niveau de vie visé et du temps qui vous sépare du départ à la retraite.

Estimer d'abord votre future pension

Le point de départ reste votre relevé de situation individuelle, sur le site Info Retraite, qui recense vos droits acquis dans les régimes obligatoires. Notre article sur le relevé de carrière détaille comment le lire et repérer d'éventuelles erreurs.

Comparez ensuite cette estimation à vos dépenses actuelles, en retirant celles qui disparaîtront (crédit soldé, frais professionnels) et en ajoutant celles qui apparaîtront.

Le conseil de nos experts patrimoniaux

Avant d'immobiliser de l'argent pour votre retraite, constituez une épargne de précaution équivalente à trois à six mois de dépenses, sur des livrets disponibles. Mettez ensuite en place des versements programmés, même modestes : 100 € par mois dès 35 ans pèsent souvent plus lourd qu'un versement important réalisé à 58 ans.

Fixer un objectif de complément de revenus

Un cadre qui perçoit 4 000 € net par mois toucherait environ 2 076 € de pension avec un taux de remplacement de 51,9 %. Pour maintenir 70 % de son revenu, il lui manquerait environ 724 € par mois.

Pour financer un complément de 500 € par mois pendant 25 ans, il faut réunir environ 117 000 € au départ, en supposant que le capital restant rapporte 2 % par an pendant la phase de retrait. Ces hypothèses illustratives ignorent l'inflation et la fiscalité.

Le temps, votre premier allié

Voici l'effort mensuel nécessaire pour atteindre ces 117 000 € à 64 ans, avec une performance hypothétique de 3 % par an, nette de frais :

  • en commençant à 30 ans : environ 165 € par mois, soit 67 500 € versés au total ;
  • en commençant à 40 ans : environ 280 € par mois, soit 80 100 € versés ;
  • en commençant à 50 ans : environ 560 € par mois, soit 94 400 € versés.

Démarrer tôt réduit l'effort mensuel comme le total versé, grâce aux intérêts composés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Commencer plus tard reste possible, avec un horizon de placement (la durée avant de récupérer les fonds) plus court : notre dossier préparer sa retraite à 50 ans présente les leviers de cette période.

Quelle pension à votre départ ?

Quelle pension à votre départ ?

Estimez votre future retraite pour fixer un objectif d'épargne réaliste.

Quelles solutions pour préparer sa retraite ?

L'épargne retraite dépasse largement le seul PER. Chaque solution répond à un besoin : réduire son impôt sur le revenu, garder de la souplesse ou générer des revenus réguliers.

Le PER individuel

Créé par la loi Pacte de 2019, le plan d'épargne retraite individuel a remplacé les anciens contrats PERP et Madelin. Ce contrat est ouvert à tous, salariés comme indépendants. Notre guide plan épargne retraite : comment ça marche en détaille le fonctionnement pas à pas.

Son atout principal : vos versements volontaires sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite de 10 % de vos revenus d'activité 2025, avec un plafond de 37 680 € et un plancher de 4 710 € pour 2026. Les plafonds non utilisés à partir de 2026 sont reportables sur cinq ans (trois ans pour les reliquats de 2024 et 2025). Notre article sur le montant maximum d'un PER en 2026 précise ces règles.

Contrepartie : les fonds sont bloqués jusqu'à la liquidation de vos droits à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi. Selon service-public.gouv.fr, il s'agit notamment :

  • du décès du conjoint ou du partenaire de PACS ;
  • de l'invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou partenaire ;
  • d'une affection grave, d'un handicap ou d'un accident grave touchant un enfant à charge ;
  • du surendettement ;
  • de l'expiration des droits à l'assurance chômage ;
  • de la cessation d'activité non salariée à la suite d'une liquidation judiciaire ;
  • de l'acquisition de la résidence principale, hors versements obligatoires.

Pour comparer les offres, frais et supports, consultez notre dossier sur le PER individuel et ses meilleures solutions.

Le PER d'entreprise : collectif et obligatoire

L'entreprise peut proposer deux versions. Le PER collectif, ouvert à tous les salariés, reçoit l'intéressement, la participation, vos versements et l'abondement de l'employeur, plafonné en 2026 à 16 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 7 690 €. Le PER obligatoire, héritier de l'article 83, est réservé à certaines catégories de personnel et alimenté par des cotisations obligatoires.

Les cotisations obligatoires ne peuvent sortir qu'en rente. Notre article sur le PER d'entreprise collectif et obligatoire détaille les règles de chaque compartiment.

L'épargne salariale à moyen terme

Hors PER, l'épargne salariale passe par le plan d'épargne entreprise (PEE), bloqué cinq ans. L'abondement y est limité à 8 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 3 844,80 € en 2026 selon economie.gouv.fr. L'intéressement et la participation placés sur ces plans sont exonérés d'impôt sur le revenu, hors CSG et CRDS (contributions sociales) : quand l'employeur abonde, c'est souvent la première brique à exploiter. Notre guide sur le déblocage de l'épargne salariale explique quand récupérer ces sommes.

L'assurance vie

Ce contrat n'est pas un produit retraite au sens strict, mais votre épargne y reste disponible à tout moment : c'est un complément naturel au PER. Après huit ans, les gains retirés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, ou 9 200 € pour un couple marié ou pacsé. En 2026, la hausse de la CSG ne vise pas ce contrat : ses prélèvements sociaux restent à 17,2 %, selon impots.gouv.fr. Notre article sur la fiscalité de l'assurance vie détaille ces règles.

Le capital du fonds en euros est garanti par l'assureur (hors frais), mais son rendement peut baisser dans le temps. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse, selon les marchés financiers.

Le PEA

Le plan d'épargne en actions permet d'investir en actions européennes, dans la limite de 150 000 € de versements. Après cinq ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux, désormais de 18,6 %, d'après la fiche officielle du PEA.

Cette solution de long terme reste exposée à la volatilité des marchés. Notre article sur le fonctionnement et la fiscalité du PEA en présente les règles de retrait.

Les SCPI

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) permettent d'investir dans la pierre sans gérer de locataires. Détenues en direct, elles versent des revenus fonciers imposés au barème et à 17,2 % de prélèvements sociaux. Logées dans un contrat d'assurance vie ou un PER, elles changent de fiscalité, comme l'explique notre article sur les SCPI dans un PER.

Les SCPI présentent un risque de perte en capital et d'illiquidité, et les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Notre guide pour investir en SCPI détaille les critères de sélection.

L'immobilier locatif

Un logement acheté à crédit pendant la vie active procure, une fois le prêt remboursé, des loyers qui complètent la pension. Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) reste prisé, même si ses amortissements sont réintégrés dans la plus-value imposable depuis 2025. Vacance locative, travaux et faible liquidité pèsent toutefois sur le rendement. Notre guide pour investir en LMNP aide à mesurer ces paramètres.

Quelles enveloppes pour votre retraite ?

Quelles enveloppes pour votre retraite ?

Un expert Perlib répartit votre épargne entre PER, assurance vie, PEA et immobilier.

Comparatif des solutions d'épargne retraite

Ce tableau résume les grandes différences. Il ne remplace pas une analyse de votre situation, car la fiscalité dépend aussi de vos revenus et de la date de vos versements.

SolutionFiscalité à l'entréeDisponibilitéFiscalité à la sortiePrincipaux risques
PER individuelVersements déductibles dans la limite du plafondBloqué jusqu'à la retraite, sauf cas légauxCapital au barème pour les versements déduits, gains à 31,4 % ; rente imposée comme une pensionPerte en capital sur les unités de compte, indisponibilité
PER d'entrepriseIntéressement et participation exonérés, abondement possibleBloqué jusqu'à la retraite, sauf cas légauxSelon le compartiment ; rente seule pour les cotisations obligatoiresPerte en capital sur les supports risqués
Épargne salariale (PEE)Intéressement et participation exonérésBloquée cinq ans, sauf cas légauxGains soumis aux seuls prélèvements sociauxPerte en capital, concentration sur l'employeur
Assurance vieAucun avantageDisponible à tout momentAprès 8 ans, abattement de 4 600 € ou 9 200 € sur les gains, prélèvements sociaux à 17,2 %Perte en capital sur les unités de compte
PEAAucun avantageRetrait avant 5 ans : clôture, sauf exceptionsGains exonérés d'impôt après 5 ans, prélèvements sociaux à 18,6 %Volatilité des actions
SCPI en directAucun avantage, crédit possibleRevente non garantieRevenus fonciers au barème et à 17,2 %Perte en capital, illiquidité
Immobilier locatifSelon le régime (LMNP, déficit foncier)Faible, vente longueLoyers et plus-values imposablesVacance, travaux, illiquidité

Aucune enveloppe ne domine. Notre comparatif du meilleur placement pour l'épargne retraite confronte aussi leurs frais et rendements attendus.

Le conseil de nos experts patrimoniaux

Raisonnez en couches plutôt qu'en produit unique. Une première couche disponible (livrets, assurance vie), une couche défiscalisante et bloquée (PER), puis une couche de diversification (PEA, SCPI, immobilier). Cette architecture limite le risque de devoir puiser dans une épargne bloquée ou de vendre au mauvais moment.

Que se passe-t-il au moment du départ à la retraite ?

Le choix de l'enveloppe conditionne la façon de récupérer votre épargne. À la liquidation d'un PER, trois options existent : sortie en capital, en une ou plusieurs fois, sortie en rente, ou combinaison des deux.

Sortie en capital ou en rente viagère

En capital, la part correspondant aux versements déduits est soumise à l'impôt sur le revenu, sans abattement de 10 %. Les gains supportent le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, dont 18,6 % de prélèvements sociaux. Fractionner les retraits permet de lisser l'imposition.

La rente viagère vous garantit un revenu à vie. Issue de versements déduits, elle est imposée comme une pension après abattement de 10 %. Notre guide de la fiscalité du PER à la sortie compare les deux options avec des exemples chiffrés.

Vous détenez un ancien PERP, un contrat Madelin ou un article 83 ? Le transfert d'épargne retraite vers un PER ouvre ces options de sortie. Entre deux PER, il est gratuit après cinq ans de détention, et plafonné à 1 % de l'encours avant.

En cas de décès avant la retraite

Sur un PER assurantiel, les sommes transmises bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire si le décès intervient avant 70 ans, puis d'un abattement global de 30 500 €. Contrairement à l'assurance vie, c'est l'âge au décès qui compte, et non la date des versements.

Préparer la sortie de votre épargne retraite

Préparer la sortie de votre épargne retraite

Un conseiller Perlib compare capital, rente et retraits fractionnés selon votre situation.

Quelle stratégie d'épargne retraite selon votre âge et votre fiscalité ?

Tout dépend de votre horizon, de votre tranche marginale d'imposition (TMI, le taux appliqué à la dernière tranche de vos revenus) et de votre besoin de disponibilité.

Avant 40 ans : privilégier la souplesse et le long terme

À cet âge, les projets se multiplient : achat de la résidence principale, enfants, création d'entreprise. La souplesse prime. L'assurance vie et le PEA permettent de capitaliser sans bloquer l'épargne, avec une part importante d'actions.

Le PER garde son intérêt si votre TMI atteint déjà 30 %, ou si votre employeur abonde un PER collectif. L'épargne bloquée peut d'ailleurs servir à l'acquisition de la résidence principale.

De 40 à 55 ans : profiter de la déduction fiscale

Les revenus atteignent souvent leur maximum, et la tranche d'imposition avec eux : la déduction du PER est alors la plus efficace. Pensez à utiliser les plafonds non consommés des années précédentes, indiqués sur votre avis d'impôt.

C'est aussi le moment de diversifier avec de l'immobilier, en direct ou via des SCPI, en surveillant la concentration de votre patrimoine sur la pierre.

Après 55 ans : sécuriser progressivement

À l'approche du départ à la retraite, la priorité devient la protection du capital. La gestion pilotée à horizon, qui réduit automatiquement la part de supports risqués, répond à cet objectif. Les versements restent possibles après 70 ans, mais ils ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026.

Préparez aussi les conditions de sortie : capital fractionné, rente viagère ou combinaison des deux. Notre article sur le choix entre rente ou capital sur un PER détaille les critères à prendre en compte.

Selon votre tranche marginale d'imposition

L'intérêt de la déduction dépend directement de votre TMI. Pour un versement de 3 000 € sur un PER, l'économie d'impôt atteint :

  • 330 € à 11 %, soit un effort réel de 2 670 € ;
  • 900 € à 30 %, soit un effort réel de 2 100 € ;
  • 1 230 € à 41 %, soit un effort réel de 1 770 € ;
  • 1 350 € à 45 %, soit un effort réel de 1 650 €.

À 0 % ou 11 %, l'économie compense mal l'indisponibilité et l'imposition à la sortie. L'assurance vie ou le PEA sont alors souvent plus adaptés. Notre simulateur de tranche marginale vous aide à situer votre taux.

Le conseil de nos experts patrimoniaux

Comparez votre TMI d'aujourd'hui à celle que vous anticipez à la retraite. Si vous déduisez à 41 % et récupérez votre capital à 11 %, l'opération est très favorable. Si l'écart est nul, l'avantage se limite au report d'impôt : la souplesse de l'assurance vie peut alors primer.

Les pièges à éviter

Quatre erreurs reviennent souvent dans nos bilans :

  • verser sur un PER sans avoir constitué d'épargne de précaution ;
  • choisir un contrat uniquement pour la déduction, sans regarder les frais de gestion ;
  • rester trente ans à 100 % en fonds en euros, au risque d'être rattrapé par l'inflation ;
  • oublier de mettre à jour son profil de risque à l'approche de la retraite.

Les avantages fiscaux peuvent être remis en cause par le législateur. Ils ne doivent pas constituer l'unique motivation d'un investissement.

Construire votre stratégie d'épargne retraite

Construire votre stratégie d'épargne retraite

Un expert Perlib articule vos placements selon votre âge, vos revenus et vos projets.

Votre situation patrimoniale est unique : cet article informe, il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Un bilan patrimonial permet de mesurer votre futur écart de revenus, de choisir les enveloppes adaptées et de fixer un effort d'épargne réaliste pour votre retraite.

FAQ : épargne retraite

Il n'existe pas de placement idéal pour tous. Le PER convient aux contribuables fortement imposés, l'assurance vie à ceux qui veulent garder leur épargne disponible, le PEA à un horizon long en actions. La combinaison de plusieurs solutions reste généralement la plus robuste.

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